Le stress

Réaction parfois vitale pour échapper à un danger soudain, le stress peut à l’inverse détériorer la santé. Alors le stress est-il bon ? mauvais ? utile ? inutile ? Et comment bien le gérer ?

Comprendre de quoi il retourne pour le prendre dans le bon sens est l’objet de cet article.

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Qu’est-ce que le stress ?

Le stress est une réponse automatique de notre système nerveux (puis hormonal) face à une situation menaçante à laquelle nos ressources habituelles ne savent pas répondre. Une sorte de mobilisation de ressources exceptionnelles pour faire face à une situation inhabituelle.

D’où nait le stress ?

Le stress peut être déclenché par divers facteurs, tels que les pressions professionnelles, les problèmes familiaux, les événements traumatiques, les responsabilités financières, les conflits interpersonnels, les changements majeurs de la vie ou même des situations positives comme un mariage ou une promotion.

Chacun a sa propre capacité à faire face au stress, ce qui signifie que la même situation peut être stressante pour certaines personnes et moins stressante pour d’autres.

Stress aigu, stress chronique

Face à un événement brusque, le stress aigu est la réponse normale de l’organisme permettant de gérer la situation. (Prendre ses jambes à son cou devant un chien qui nous arrive dessus par exemple).

Le premier choc, c’est la décharge d’adrénaline : qui ne l’a pas vécue ? Le cœur bat la chamade, on respire vite, mais on est au taquet pour réagir à ce qui a provoqué le stress (on a pu grimper à l’arbre et le chien aboie en-dessous). On est dans le stress aigu et utile, qui peut nous sauver.

Mais si l’événement déclencheur est plus sournois et persistant (pressions familiales ou professionnelles, difficultés diverses) la seconde vague est hormonale : le cortisol prend le relais pour installer la résistance de l’organisme aux événements auxquels il doit faire face. Ceci permet de résister ; c’est bien mais il ne faut pas que ça dure ; sinon, la régulation est dépassée.

Quand le facteur déclenchant se perpétue on arrive à la troisième phase : l’organisme est submergé par ce déferlement hormonal ; c’est l’épuisement et là, on entre dans le stress chronique.

Le bon stress

Devant notre chien agresseur, le corps va mettre en place une série de mesures complexes pour se sauver : apporter plus d’oxygène aux muscles (et moins au système digestif par ex.) en accélérant le cœur et la respiration, mais aussi libérer rapidement du sucre pour les nourrir a cas où il faille courir longtemps n’en sont que quelques-unes.

Le mauvais stress

Mais si le stress permet d’installer une bénéfique résistance à ces événements fâcheux en libérant du cortisol, il peut conduire à un débordement de l’organisme. Trop de cortisol dérègle le système et entraîne une cascade de conséquences affectant le système nerveux (dépression, fatigue ou douleurs chroniques, altérations cognitives…), mais aussi immunitaire ou cardio-vasculaire.

Dépister un mauvais stress

Nous utilisons pour les dépistages un petit appareil qui permet de mesurer le stress accumulé.

Certes, on se rend en général bien compte que l’on est stressé ; mais comme on a souvent tendance à nier ce qui nous arrive, voici quelques symptômes dont il faut rester à l’écoute :

  • apparition de troubles physiques de toute nature dont on ne trouve pas d’autre cause – maux de tête fréquents, douleurs, fatigue, troubles du sommeil, troubles digestifs…
  • irritabilité, sautes d’humeur, difficulté à se défendre ou affronter les difficultés
  • se mettre à trop manger, trop boire
  • difficulté à se concentrer, à décider, à mémoriser…

Gérer son stress

Bien sûr on commence par essayer de traiter la cause : réfléchir à ce qui nous stresse, le reconnaître et l’affronter, est une première étape majeure.

Mais reconnaissons que ce n’est pas toujours facile, ni même possible ; il faut alors tout faire pour ne pas laisser le stress nous endommager.

Comment ? En mettant le stress à distance. Le maître mot est résilience (ne pas se laisser abattre). À défaut de pouvoir supprimer, on gère. Plusieurs méthodes sont disponibles :

  • La relaxation faisant appel à la respiration profonde, à la méditation, au yoga, à ce qu’on appelle aujourd’hui la pleine conscience. Ces techniques ont démontré leur capacité à diminuer le stress.
  • Dans cet esprit, la cohérence cardiaque (objet d’un autre article) est un moyen très efficace.
  • La pratique d’une activité physique régulière est un outil de lutte contre le stress, et on sait qu’elle a bien d’autres bénéfices…
  • L’hygiène du sommeil (voir article) aide à modérer le stress, grand perturbateur du sommeil.
  • Le reste est personnel et comportemental : s’accorder du temps pour soi, pour la détente, le jeu, la lecture, la musique, la promenade… ; gérer son temps plutôt que de le laisser courir incontrôlé ; organiser ses tâches ; et en parler à votre entourage.

Pour des stress trop ancrés, comme après un traumatisme, il faut se faire aider : les thérapies comportementales et cognitives sont ici précieuses, utilisant parfois de nos jours des outils de réalité virtuelle.

Pour le stress aigu il y a des médicaments que l’on peut prendre occasionnellement : pour éviter un trac bloquant en entrant en scène, on peut prendre un bêta-bloquant. Pour le stress chronique il peut aussi y avoir des médicaments : c’est affaire de spécialistes à consulter.

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